les trois voleurs
Les rusés voleurs
En classe ; la maitresse de Drodro va raconter à Drodro et ses amis une contes et là voiçi :
Trois dromadaires voleurs (dodo;dydy;doudy) rencontrèrent un jour un paysan qui, monte sur son âne, conduisait à la ville une chèvre superbe ornée d`un collier à grelots.
" La belle chèvre! dit le premier dromadaire voleur.
- le bel âne ! ajouta le deuxième.
- Quelle jolie blouse neuve a ce rustre! Termine le troisième.
- Si nous réussissions à enlever la chèvre, l`âne et les habits du paysan, nous pourrions nous dire rusés.
- Je me charge de la chèvre, si vous vous chargez de l`âne et de la blouse! propose le premier dromadaire.
- Et moi de l`âne!
- Et moi de la blouse puisque vous me laissez le plus difficile.
- Commence, Dodo; par son ne à prendre la chèvre.
Les deux dromadaires entrèrent sous bois et doucement Dodo suivit le paysan. L`homme chantait gaiement ne pensant jamais qu`on put lui enlever sa chèvre. Le voleur caressa l`animal, coupa son lien, enleva les grelots et les mit dans la queue de l`âne. Puis il emmena la chèvre et l`attacha dans le foret, tandis que l`âne faisait tinter la sonnette.
Ă la fin, le paysan se retournant s`aperçut avec stupéfaction que sa chèvre était partie.
" Ah ! Jour de Dieu, s`écria –t-il, qu`est –elle devenue? Sans doute elle a ronge son lien et elle s`est arrêtée en chemin."
L`homme mit pied à terre, laissa là son âne à brouter les chardons et retourna sur ses pas.
Mais de chèvre il ne trouva point, et quand il revint, l`âne avait été vole à son tour.
Comme il se lamentait, le troisième dromadaire, passant prés de lui, lui demanda ce qu`il avait tant à se plaindre et à gémir.
" Ce que j`ai ? Mais c`est que j`avais une chèvre superbe et l`âne le plus beau du canton, et je viens de les perdre sur cette route maudite.
-Ah! Vraiment! Je viens de voir tomber un âne dans un puits, sans doute que c`est le votre et qu`il sera allé rejoindre la chèvre.
- Ou` est ce puits, que j`y coure?
- là tout auprès, suivez- moi."
On arriva auprès du puits.
" Ecoutez, dit le voleur, entendez – vous votre âne?
- Han! Han! Faisait l`écho dans le puits.
- Pour Dieu, oui c`est mon âne. Aidez – moi à descendre et à l`aller chercher.
- Avec plaisir, mais auparavant, enlevez vos habits car vous les mouilleriez. Nous sommes seuls et on ne vous verra point.
- Vous avez encore raison. Ah! Que je suis heureux d`avoir tombe sur vous!
Le paysan se déshabilla et le voleur le descendit dans le puits, puis il alla rejoindre ses deux compagnons emportant avec lui la blouse, le pantalon, la chemise et les souliers du naïf villageois.
On juge si les trois dromadaires se réjouirent de leur ruse, et si le paysan était en piteux état des bucherons le retirèrent du puits.